Bouillie bordelaise, quel dosage pour 1 litre d’eau ?

Thomas Guibert 26 avril 2026
Préparation de la bouillie bordelaise : une main verse une cuillère de poudre bleue dans un bécher gradué contenant de l'eau. Une balance est à côté.

Table des matières

Une tache brune apparaît sur les tomates, la vigne ou les feuilles d’un fruitier, et le premier réflexe est souvent de sortir la bouillie bordelaise. Le bon dosage dépend pourtant de la plante, de la maladie et surtout de la concentration inscrite sur l’emballage. Je vous donne ici les repères pour préparer 1 litre, les étapes d’application et les erreurs qui peuvent brûler le feuillage ou enrichir inutilement le sol en cuivre.

Le bon dosage se choisit selon la culture et l’étiquette

  • 10 g par litre constituent un repère courant pour de nombreux usages, mais l’étiquette reste prioritaire.
  • Pour un produit contenant 20 % de cuivre métal, 10 g de poudre apportent environ 2 g de cuivre.
  • La bouillie bordelaise agit surtout en prévention contre les maladies, pas contre les insectes ravageurs.
  • Il faut traiter par temps sec, sans forte chaleur, avec gants et protection des yeux pendant la préparation.
  • Le cuivre s’accumule dans le sol, d’où l’intérêt de réduire les doses et de ne traiter que si le risque est réel.

Mains versant une poudre bleue dans un arrosoir, pour le dosage bouillie bordelaise pour 1 litre. Légumes au soleil.

Quel dosage de bouillie bordelaise utiliser pour 1 litre d’eau

Il n’existe pas une dose universelle valable pour toutes les plantes. Pour un produit classique à base de bouillie bordelaise dosé à environ 20 % de cuivre métal, les notices proposent souvent une concentration située entre 5 et 20 g de poudre par litre d’eau. La dose exacte autorisée peut toutefois changer selon la culture et la maladie ciblée.

Situation Repère courant pour 1 litre Précaution
Feuillage jeune ou plante sensible 5 à 10 g Uniquement si l’étiquette le permet
Tomate, pomme de terre ou légumes concernés par le mildiou Environ 10 g Respecter le nombre maximal d’applications
Vigne 10 à 15 g La dose homologuée varie selon le produit
Arbre fruitier en période de repos 10 à 20 g Ne pas appliquer sur feuillage fragile sans indication précise

Dans la pratique, je préfère commencer par la dose la plus basse autorisée, surtout au potager. Augmenter la concentration ne rattrape pas une maladie déjà bien installée et augmente le risque de phytotoxicité, c’est-à-dire de brûlure ou de décoloration des feuilles.

Comment convertir la dose selon la teneur en cuivre

Le poids de poudre ne suffit pas à comparer deux produits. Un sachet contenant 20 % de cuivre n’a pas la même concentration qu’un produit à 12,5 % ou à 50 %. Pour connaître la quantité de cuivre métal, je multiplie simplement le poids de produit par sa proportion de cuivre.

  • 10 g d’un produit à 20 % correspondent à 2 g de cuivre métal.
  • 12,5 g d’un produit à 20 % correspondent à 2,5 g de cuivre métal.
  • 20 g d’un produit à 20 % correspondent à 4 g de cuivre métal.

Cette conversion permet de comprendre pourquoi deux recommandations peuvent sembler différentes. Elle ne remplace pas la notice, car celle-ci tient aussi compte de la culture, du volume pulvérisé et du délai avant récolte.

À quelles maladies la bouillie bordelaise peut-elle vraiment servir

La bouillie bordelaise est un fongicide de contact. Elle reste à la surface de la plante et bloque la germination de nombreux champignons et de certaines bactéries. Elle fonctionne donc mieux avant ou au tout début d’une période contaminante, par exemple avant plusieurs jours humides.

Culture Problème généralement ciblé Moment utile
Tomate et pomme de terre Mildiou et certaines bactérioses En prévention, lorsque le temps devient humide
Vigne Mildiou Avant les épisodes pluvieux à risque
Pommier et poirier Tavelure et certaines maladies bactériennes Selon le stade indiqué sur l’étiquette
Pêcher Cloque Principalement pendant le repos végétatif

Je vois souvent une confusion entre maladie et nuisible. La bouillie bordelaise ne lutte pas contre les pucerons, aleurodes, chenilles ou acariens. Pour ces ravageurs, il faut d’abord identifier l’insecte et choisir une méthode adaptée, comme le retrait manuel, les auxiliaires ou un produit autorisé pour cet usage.

Comment préparer 1 litre sans perdre de produit

Pour préparer une solution à 10 g/L, je pèse 10 g de poudre avec une petite balance, puis je les dilue dans 1 litre d’eau. Une cuillère n’est pas assez fiable, car la poudre peut être plus ou moins tassée selon sa formulation.

  1. Verser environ un demi-litre d’eau dans un récipient en plastique.
  2. Ajouter la quantité mesurée de poudre progressivement.
  3. Mélanger soigneusement jusqu’à obtenir une suspension homogène.
  4. Compléter avec de l’eau jusqu’à 1 litre.
  5. Transvaser dans le pulvérisateur et agiter encore avant l’application.

J’évite les récipients métalliques et je ne conserve pas la préparation. La suspension se dépose rapidement et perd en homogénéité. Il vaut mieux préparer uniquement la quantité nécessaire, utiliser le mélange dans la journée, puis rincer le pulvérisateur conformément aux indications de l’étiquette.

Lire aussi : Nordox ou bouillie bordelaise au jardin - lequel choisir ?

Les conditions qui font la différence

Le feuillage doit être sec au moment du traitement. Je choisis une journée calme, sans pluie annoncée juste après l’application, mais je me fie au délai indiqué par le fabricant plutôt qu’à une règle générale. Le vent augmente la dérive et la chaleur peut accentuer les brûlures.

Je déconseille également les applications en pleine floraison, sur une plante assoiffée, pendant une période de gel ou sur un feuillage déjà fragilisé. Le produit doit couvrir la surface des feuilles sans ruisseler, car un excès de bouillie n’améliore pas la protection.

Comment éviter les brûlures et les traitements inutiles

Le surdosage est l’erreur la plus fréquente. Beaucoup de jardiniers pensent qu’une couleur bleue plus intense signifie une meilleure efficacité, alors que cela traduit surtout une quantité plus importante de cuivre déposée sur la plante et dans le sol.

  • Ne pas dépasser la dose inscrite sur l’étiquette du produit acheté.
  • Ne pas traiter une plante déjà très atteinte en espérant un effet curatif.
  • Ne pas mélanger avec du soufre, une huile ou un autre traitement sans compatibilité explicitement mentionnée.
  • Ne pas pulvériser sur les jeunes feuilles sensibles si l’usage n’est pas autorisé.
  • Ne pas jeter les restes dans un évier, un fossé ou près d’un point d’eau.

Les produits à base de cuivre peuvent être autorisés en agriculture biologique, mais cela ne signifie pas qu’ils sont inoffensifs. La base E-Phy de l’Anses rappelle notamment les risques pour les organismes aquatiques et les organismes du sol. Le ministère de l’Agriculture indique aussi une limite de référence de 4 kg de cuivre métal par hectare et par an pour protéger le sol, toutes les sources de cuivre devant être prises en compte.

À l’échelle d’un jardin familial, je retiens surtout une règle simple. Il faut traiter peu, cibler la bonne maladie et éviter de répéter automatiquement l’application tous les quinze jours si le temps reste sec ou si aucun symptôme n’est observé.

Quelle protection prévoir pendant l’application

La poudre peut irriter les yeux et les voies respiratoires, tandis que la préparation liquide peut irriter la peau. Je porte au minimum des gants adaptés et une protection des yeux pendant le dosage et le mélange, puis je lave les mains après usage.

Il faut aussi éloigner les enfants et les animaux pendant la préparation, ne pas manger ni fumer durant l’application et respecter le délai de rentrée indiqué sur l’emballage. Le délai avant récolte varie selon la culture et le produit, il ne doit donc jamais être deviné.

La distance à respecter par rapport à un cours d’eau ou à un bassin dépend également de l’autorisation du produit. Même dans un petit jardin, je ne nettoie jamais le pulvérisateur sur une grille d’évacuation ou directement sur une surface qui rejoint les eaux pluviales.

Le repère à retenir avant de remplir le pulvérisateur

Pour un produit courant à 20 % de cuivre, 10 g dans 1 litre d’eau constituent un repère fréquent, mais la bonne réponse reste celle de l’étiquette correspondant précisément à votre culture. Une dose plus faible peut suffire en prévention, tandis qu’une dose supérieure n’est acceptable que si elle est clairement homologuée pour l’usage visé.

La bouillie bordelaise aide surtout à prévenir le mildiou, la tavelure, la cloque ou certaines bactérioses. Elle ne remplace ni l’aération des plantations, ni l’arrosage au pied, ni l’élimination des feuilles malades. Dans un jardin durable, le dosage juste est celui qui protège la plante sans transformer chaque problème en traitement systématique.

Cet article a un caractère purement informatif et éducatif. Le contenu a été élaboré avec l'aide d'outils analytiques et linguistiques modernes (IA). Avant de prendre une décision, consultez un expert.

Questions fréquentes

Pour un produit contenant environ 20 % de cuivre métal, 5 à 20 g de poudre par litre sont des repères courants selon la culture et la maladie. En pratique, 10 g par litre sont souvent utilisés, mais l’étiquette du produit reste prioritaire. Sur un feuillage jeune ou une plante sensible, il vaut mieux retenir la dose la plus basse autorisée.

Pesez la quantité de poudre avec une balance, puis versez-la progressivement dans environ un demi-litre d’eau placé dans un récipient en plastique. Mélangez soigneusement, complétez jusqu’à 1 litre, transvasez dans le pulvérisateur et agitez avant l’application. La préparation doit être utilisée dans la journée et ne doit pas être conservée.

Elle agit surtout en prévention contre le mildiou de la tomate, de la pomme de terre et de la vigne, ainsi que contre la tavelure du pommier et du poirier, la cloque du pêcher et certaines bactérioses. C’est un fongicide de contact qui s’utilise avant ou au début d’une période contaminante. Elle ne traite pas les pucerons, les chenilles, les aleurodes ni les acariens.

Traitez sur feuillage sec, par temps calme et sans forte chaleur, en évitant les plantes assoiffées, le gel et la pleine floraison. Portez des gants et une protection des yeux pendant le dosage et le mélange, ne dépassez jamais la dose de l’étiquette et ne mélangez pas le produit avec du soufre ou une huile sans compatibilité indiquée. Le cuivre s’accumule dans le sol et peut présenter des risques pour les organismes aquatiques et du sol.

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Autor Thomas Guibert
Thomas Guibert
Je m'appelle Thomas Guibert et cela fait maintenant 13 ans que je me consacre à l'univers de la maison, du jardin et de l'aménagement durable. Mon parcours m'a amené à explorer en profondeur les différentes facettes de ces domaines, de la conception d'espaces de vie plus respectueux de l'environnement à l'optimisation de nos extérieurs pour qu'ils soient à la fois beaux et fonctionnels. Ce qui me motive au quotidien, c'est de décortiquer des sujets parfois complexes pour les rendre accessibles et utiles à chacun, en m'appuyant sur des recherches approfondies et une veille constante des tendances. Mon objectif est de partager des informations fiables et pertinentes pour vous aider à faire des choix éclairés, que ce soit pour votre intérieur ou votre jardin.

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